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La solution du conflit israélo-palestinien: un ou deux États?

par Sami Aldeeb 1)

8 novembre 2003

Les accords d'Oslo, la feuille de route et l'accord de Genève 2), pour ne citer que ces documents, tous, essaient de remettre la pendule à zéro et d'oublier le passé. Ceci est facile pour ceux qui n'ont rien perdu. Mais toute solution qui ne tient pas compte des perdants ne fait que renforcer leur volonté de la faire échouer. Il nous faut donc commencer par parler des perdants, comme le font d'ailleurs bon nombre de juifs qui refusent l'injustice.

I. De la Terre de Canaan à la Terre des juifs

La terre qui fait l'objet de conflits entre Israéliens et Palestiniens porte dans la Bible le nom de "Canaan". C'est ce nom que Dieu a utilisé en parlant à Abraham (père chimérique ou réel, charnel ou spirituel des juifs, des chrétiens et des musulmans):

À toi et à ta race après toi, je donnerai le pays où tu séjournes, tout le pays de Canaan, en possession à perpétuité (Genèse 17:8).

Cette terre n'a jamais appartenu à un seul groupe religieux à travers l'histoire. Et tous les groupes qui y ont vécu ont connu leur lot de persécution et d'expulsion: les canaanites, les juifs, les palestiniens, les chrétiens et les musulmans.

Partant de considérations religieuses, et invoquant leur histoire de persécution, les juifs ont tenté pendant le siècle passé de récupérer la Palestine pour en faire un foyer national. Ils ont été aidé en cela par leurs persécuteurs occidentaux qui voulaient à la fois s'en débarrasser et se dédouaner, et probablement pour maintenir un foyer de tension permettant leur intervention et favorisant la vente des armes.

Ben-Gurion, un des fondateurs et premier Premier Ministre d'Israël, déclarait en 1937 que la Palestine n'appartenait pas à ses habitants d'alors, et que ce pays devait résoudre non pas le problème de deux nations, mais d'une seule nation, les juifs de partout 3).

Cette déclaration de Ben-Gurion s'inscrit dans la ligne du programme du mouvement sioniste fondé par Theodor Herzl en 1897, qui visait à faire de la Palestine une patrie pour les seuls juifs. La mise à exécution de ce programme a été l'oeuvre de groupes terroristes israéliens dont le Stern et l'Irgoun. Ceux-ci ont vidé le pays des trois quarts de ses habitants non-juifs 4) qui sont pourtant considérés par le plan de partage de l'ONU de 1947 comme citoyens de l'État juif 5). Ce qui s'est passé en Palestine est résumé d'une manière sans équivoque par Shimon Pérès dans un article paru dans Le Monde du 23 septembre 1988: "Voici cent ans, le mouvement sioniste s'est consacré à la réalisation d'une majorité juive dans un seul pays, le pays du peuple juif. L'État juif, cela signifie un État où les juifs sont une majorité claire".

II. Expulsion et destruction lors de la création d'Israël

L'expulsion des Palestiniens a été accompagnée par une politique de destruction massive de leurs localités. Israël Shahak, Professeur à l'Université Hébraïque de Jérusalem, est le premier auteur israélien à avoir dénoncé la destruction des villages palestiniens après 1948 et l'expulsion de leurs habitants. Il en publia une première liste dans son livre "Le racisme de l'État d'Israël". Il écrit à ce propos:

La vérité sur les populations arabes, telles qu'elles existaient sur le territoire de l'État d'Israël avant 1948, est l'un des secrets les mieux gardés de la vie israélienne. Aucune publication, aucun livre ou brochure qui donne leur nombre, ou leur emplacement. Ce silence, bien sûr, a pour but l'authentification du mythe accepté officiellement, d'un pays désert. Ce mythe est enseigné et admis dans les écoles israéliennes, et répété aux visiteurs. Une telle falsification des faits est une des plus graves infractions à la loi morale et l'un des obstacles les plus importants contre toute possibilité de paix. Une paix qui ne soit pas basée ni sur la force, ni sur l'oppression. Cette falsification est, à mon avis, d'autant plus grave qu'elle est presque universellement admise hors du Moyen-Orient. Étant donné que les villages arabes furent presque toujours détruits complètement avec leurs maisons, leurs clôtures, et même leurs cimetières et leurs tombes, pas une pierre n'étant restée visible, les visiteurs peuvent accepter l'idée qu'il n'y avait là qu'un désert. Je pense donc que le premier devoir d'un honnête homme à l'intérieur et à l'extérieur d'Israël est d'essayer, autant qu'il le peut, de faire connaître la vérité 6).

La liste de Shahak a été vérifiée par Christophe Uehlinger, de l'Université de Fribourg, à partir de cartes géographiques israéliennes indiquant les localités détruites 7). La liste d'Uehlinger donne les noms de 383 localités palestiniennes détruites par Israël après sa création. Nous indiquons ici le nombre des localités détruites classées par districts:

District de Safed: 76
District de Ramleh: 54
District de Haïfa: 45
District de Gaza: 45
District de Jérusalem: 37
District d'Acre: 25
District de Tibériade: 24
District de Bisan: 22
District de Jaffa: 19
District d'Hébron: 15
District de Tulkarem: 10
District de Jénin: 6
District de Nazareth: 4
District de Beershéva: 1

Ceci représente environ 81% de l'ensemble des localités palestiniennes qui existaient dans les frontières avant 1967. A ces villages, il faut ajouter un très grand nombre de tribus expulsées ou massacrées et dont la liste est reproduite par le Professeur Shahak. Ajoutons aussi que les non-juifs des villes comme Tibériade, Safad, Majdal (Ashqelon), Isdud (Ashdod) et Beershéba ont été presque entièrement expulsés. A Lod, Ramleh, Jaffa, Haïfa et Acre, les non-juifs ont été en grande majorité expulsés; ceux qui y sont restés ont été logés par la force dans des ghettos 8).

L'expulsion massive des non-juifs avait pour but de vider le pays. Après l'expulsion, l'État d'Israël a forgé un arsenal juridique pour faire venir les juifs à leur place, pour leur garantir la majorité dans le pays et pour déposséder les Palestiniens de leurs terres. Parmi ces lois il faut surtout mentionner la loi du retour de 1950 qui accorde à tout juif le droit d'immigrer en Israël 9). Un amendement de 1970 précise: "Pour les besoins de cette loi, est considérée comme juive une personne née de mère juive ou convertie au judaïsme et qui n'appartient pas à une autre religion" 10). La loi de 1952 accorde la nationalité automatiquement à tout juif qui se trouvait en Palestine avant la création de l'État d'Israël et à tout juif qui y viendrait après sa création 11). Un amendement de 1971 permet même d'accorder la nationalité israélienne sans nécessité de venir s'installer en Palestine 12). Claude Klein écrit en 1977: "Depuis l'adoption de cet amendement, il semble que plusieurs centaines de personnes aient bénéficié de ce mode très spécial d'acquisition de la nationalité" 13).

La facilité avec laquelle un juif acquiert la nationalité israélienne contraste avec la difficulté rencontrée par le non-juif, même né en Palestine, à acquérir cette nationalité. Cette difficulté est renforcée par l'interdiction du retour des réfugiés palestiniens dans leur pays.

Le 11 mai 1949, Israël a été admis comme membre de l'ONU. Le préambule de la résolution 273 (III) relative à cette admission renvoie à la résolution 194 du 11 décembre 1948, qui reconnaît aux réfugiés palestiniens qui le désirent le droit "de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins". Cette dernière résolution ajoutait que "des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables". Le droit au retour a été confirmé à plusieurs reprises par les Nations Unies 14) mais toujours rejeté par Israël.

Des réfugiés palestiniens ont essayé de revenir dans leur pays en traversant clandestinement les frontières. L'État d'Israël, cependant, les a de nouveau expulsés. Face au nombre croissant de ces infiltrés, des ordres ont été donnés à l'armée pour qu'elle tire à vue sur toute personne qui tenterait de revenir chez elle 15). En 1954, une loi a été promulguée prévoyant des sanctions sévères contre les infiltrés, et leur réexpulsion. Cette loi n'est appliquée qu'à l'égard des non-juifs qui reviennent dans leur propre pays 16).

Signalons ici que la destruction des villages palestiniens par Israël n'a pas encore pris fin. Il existe 122 villages palestiniens à l’intérieur des frontières d'avant 1967 qui ne sont pas reconnus par Israël. Ce sont des villages auxquels les autorités israéliennes ne fournissent ni eau, ni électricité, ni services médicaux. Ils sont menacés de démolition et d'évacuation par Israël afin de pouvoir construire de nouvelles maisons pour les immigrants juifs 17). Les habitants palestiniens de ces villages proviennent de localités détruites dont ils ont été chassés. Ils réclament aussi le droit au retour dans leurs terres. Ils seraient environ 250'000 personnes, selon un communiqué publié le 19 novembre 1999 18).

III. Expulsion et destruction après 1967

L'expulsion des Palestiniens a été poursuivie par Israël après l'occupation de 1967. Les avions israéliens, volant à basse altitude sur les 3 camps de réfugiés dans la plaine de Jéricho, ont fait fuir 70'000 réfugiés palestiniens vers l'autre côté du Jourdain. Après la guerre, ils ne furent pas autorisés à y revenir.

Il faut y ajouter environ 140'000 Palestiniens qui ont quitté les territoires occupés. Les raisons de leur départ sont multiples. Certains sont allés rejoindre des membres de leur famille qui se trouvaient de l'autre côté du Jourdain et dont ils craignaient la séparation. D'autres, par contre, furent forcés de partir.

Une des nombreuses mesures visant à évacuer le pays de ses habitants non-juifs est la déportation des femmes qui ne possèdent pas de carte d'identité militaire israélienne et qui sont mariées à des Palestiniens des territoires occupés.

La politique israélienne de destruction a été poursuivie après la guerre de 1967, mais à une échelle moindre que ce qui avait été fait après la création de l’État d’Israël. Ainsi dans la région de Latroun, les habitants de Beit-Nuba, Yalou et Emmaüs, ont été sommés de quitter leur village avant que les bulldozers ne rasent toutes les maisons. Leurs terres et leurs machines agricoles ont été livrées aux kibboutzim voisins. Sur l'emplacement de ces villages, Israël a planté une forêt dite Parc Canada pour pique-niqueurs, financée par la générosité de la communauté juive canadienne. Ce Parc a coûté 15'000'000 dollars selon un document distribué aux visiteurs. Quant aux habitants, ils ne sont même pas autorisés à enterrer leurs morts près de leurs ancêtres. Certains ont pris le chemin de l'exil vers la Jordanie et d'autres ont été mis dans des camps de réfugiés 19). Il faut ajouter à ces destructions de villages, les milliers de maisons démolies et les milliers d'arbres fruitiers déracinés par Israël dans le but de pousser les Palestiniens à l'exil. Le mur de Sharon est à inscrire dans ce vaste programme de déracinement du peuple palestinien par les juifs.

Si des Palestiniens interdits de retourner chez eux ont pu faire leur place au soleil, d'autres continuent encore aujourd'hui à vivre dans une soixantaine de camps pour réfugiés gérés par l'UNRWA, une organisation créée par l'ONU pour couvrir le crime qu'elle a commis contre les Palestiniens. Ces camps se trouvent au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Cis-Jordanie (20 camps) et dans la Bande de Gaza (8 camps). C'est dire que les réfugiés sont à quelques kilomètres de leurs terres et de leurs maisons, interdits d'y retourner pour le seul crime de ne pas être juifs, alors qu'Israël donne le droit à tout juif, y compris les convertis, de venir s'installer sur leurs terres et dans leurs maisons.

IV. Plans de transfert

De nombreuses voix s'élèvent en Israël pour demander l'expulsion de tous les Palestiniens des territoires occupés par Israël en 1967. Ces idées étaient déjà développées dans le journal Davar du 29 septembre 1967 par Josef Weitz, vice-président du Comité de direction du Fonds national juif de 1951 à 1973. Pour lui, l'État d'Israël, comprenant la Cisjordanie, la Bande de Gaza, le Sinaï et les hauteurs du Golan, doit rester un État juif, avec une petite minorité non-juive ne dépassant pas les 15%. Il ajoutait:

Entre nous, nous devons être clairs sur le fait qu'il n'y a pas de place dans le pays pour deux peuples ensemble. Avec les arabes, nous ne pourrons pas atteindre notre but d'être un peuple indépendant dans ce pays. La seule solution est un Eretz Israel sans arabes, au moins dans la partie ouest d'Eretz Israel, ... et il n'existe pas d'autres moyens que de transférer les arabes d'ici aux pays voisins, les transférer tous, sans laisser un seul village ou une seule tribu, et le transfert doit se faire vers l'Irak, la Syrie et la Trans-Jordanie. Dans ce but, il faut trouver de l'argent, beaucoup d'argent; et c'est seulement avec un tel transfert que le pays pourra absorber des millions de nos frères juifs. Il n'existe aucune autre alternative 20).

Yosef Weitz a de la suite dans les idées. Déjà en septembre 1948, il déclarait que les réfugiés palestiniens devaient être continuellement harcelés pour les éloigner le plus possible de leurs terres 21).

Dans une réunion tenue à Tel-Aviv en février 1988, le général israélien Zeevi proposait de résoudre le problème des Palestiniens des territoires occupés par un transfert dans les pays arabes voisins affirmant qu'il "n'existe pas de solution plus juste et plus humaine" que cette solution 22). Ce général a réitéré ses propos à la Radio israélienne le 28 juin 1988 23). Il n'a pas dit comment il comptait procéder si ces Palestiniens refusaient de quitter leur pays. Il n'a pas non plus dit quel est le crime commis par ces Palestiniens pour être déportés de leur propre pays, ni ce qu'il entendait faire de leurs terres et de leurs biens. En 2001, quelques mois avant sa liquidation par un commando du FPLP, il comparait déjà les Palestiniens à des "serpents" 24). Il était alors le Ministre du tourisme.

Le transfert ne devrait pas se limiter aux Palestiniens de la Cis-Jordanie et de la Bande de Gaza, mais s'étendre aux Palestiniens qui vivent en Israël (appelés: Arabes israéliens), selon les déclarations du Ministre israélien Avigdor Lieberman à la radio israélienne 25). Un article paru dans Haaretz le 18 février 2001 va jusqu'à proposer la castration des arabes et le paiement d'un montant à tout arabe qui accepterait de se faire castrer 26).

Signalons que le parti israélien Moledet a inscrit expressément dans son programme politique l'exigence du transfert vers les pays arabes de tous les Palestiniens qui vivent en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza 27).

Si un tel projet se réalisait, cela ne mettrait pas forcément fin à l'appétit sioniste dont le but final serait la réalisation du Grand Israël s'étendant de l'Euphrate jusqu'au Nil, tel que délimité dans la Bible (Genèse 15:18). Certes, Israël a la capacité militaire de réaliser ce projet ambitieux, surtout grâce à l'aide inconditionnelle américaine et aux milieux fondamentalistes chrétiens. Mais à quel prix? Israël est déjà perçu par la majorité des européens comme la plus grande menace pour la paix mondiale, avant la Corée du Nord, l'Iran et l'Afghanistan 28). L'expulsion des Palestiniens des territoires occupés et une tentative d'étendre ses frontières au-delà du Jourdain de la part d'Israël leur donneraient entièrement raison. On risquerait à ce moment là, d'assister à une déflagration générale aux conséquences imprévisibles au Proche-Orient. Il ne faut rien exclure, mais espérons que la folie des sionistes et des fondamentalistes chrétiens ne poussera pas l’histoire jusqu’à ce point de non-retour. Voyons maintenant les autres solutions proposées.

V. Création de deux États

La communauté internationale voit la solution des deux États comme la seule possible au conflit entre Palestiniens et Israéliens, un État dominé par une majorité juive, et l'autre État par une majorité musulmane. Toutes les propositions ont en commun l'exclusion du droit au retour des réfugiés à l'intérieur des frontières d'Israël de 1967, bien que ce droit soit continuellement réaffirmé par les Palestiniens. Certaines propositions permettent l'intégration de quelques milliers de réfugiés comme geste de bonne volonté de la part d'Israël. D'autres propositions vont jusqu'à interdire à l'État palestinien d'ouvrir ses portes aux réfugiés palestiniens vivant en Jordanie, au Liban et en Syrie, alors qu'Israël gardera toujours le droit de permettre à tout juif, y compris les convertis, de venir s'installer sur la terre et dans les maisons de ces réfugiés palestiniens. L'État palestinien en question ne serait d'ailleurs pas un État bénéficiant de toutes les prérogatives de la souveraineté. Ainsi, ses frontières extérieures, son espace aérien et ses ressources aquatiques resteraient sous la mainmise des Israéliens. Il ne pourra évidemment pas se doter d'armes ou nouer des alliances militaires qui menaceraient Israël. Bref, il s'agirait d'un État inféodé à Israël. Cette solution a pour but principal d'enterrer à tout jamais le droit des réfugiés palestiniens de retourner chez eux et de légitimer l'injustice commise contre eux par Israël.

On dit d'Hitler qu'il voulait envoyer une flotte maritime à la Mer morte. On lui signala alors qu'il s'agissait d'une mer fermée sans passage. Ceux qui proposent la solution de deux États feraient mieux de regarder la carte géographique pour nous dire où est-ce qu'ils entendent mettre les deux États dans une terre petite comme un mouchoir de poche. Mais supposons que cette solution soit réalisable, quelles en seraient les conséquences?

1) L'État d'Israël resterait un État dominé par les juifs, pratiquant la discrimination contre les femmes et les non-juifs qui y vivent, notamment en continuant sa politique de destruction des localités encore existantes des Palestiniens, et de dépossession de leurs biens immobiliers, en les reléguant comme des citoyens de deuxième zone, et en les menaçant continuellement de privation de la nationalité israélienne et des droits politiques. Ce serait un État qui violerait les droits de l'homme à grande échelle et se fanatiserait continuellement, avec une augmentation du poids des partis religieux. La liberté religieuse serait bannie. Le nettoyage ethnique se poursuivrait. Les lois raciales actuelles seraient accentuées, et il ne serait pas exclu de voir ressurgir le projet de loi du Rabbin Kahane proposé à la Knesset en septembre 1984 dont nous citons ici quelques paragraphes:

- Aucun non-juif ne résidera à l'intérieur de la ville de Jérusalem.
- Les non-juifs n'auront ni droits nationaux ni participation dans la vie politique au sein de l'État d'Israël. Un non-juif ne pourra être nommé à aucun poste de pouvoir. Il ne sera pas admis à participer à des élections pour la Knesset ou pour tout autre organe étatique ou public.
- Il est interdit aux citoyens et résidants juifs, hommes et femmes, d'épouser des non-juifs, en Israël ou à l'étranger. De tels mariages mixtes ne sont pas reconnus devant la loi.
- Il y aura séparation absolue entre les établissements d'instruction juifs et non-juifs.
- Des relations sexuelles, complètes ou partielles, sont interdites entre citoyens juifs, hommes et femmes, et des non-juifs. Ceci comprend les relations hors mariage. Les violations seront sanctionnées de 2 ans d'emprisonnement.
- Un non-juif qui a des relations sexuelles avec une prostituée juive ou avec un mâle juif est passible de 5 ans d'emprisonnement. Une prostituée juive ou un mâle juif qui a des relations avec un homme non-juif est également passible de 5 ans d'emprisonnement,
- Les camps de vacances et toutes autres activités mixtes juifs-arabes seront abolis. Des programmes de visites entre élèves juifs et arabes dans leurs villages ou maisons respectifs seront abolis. Des voyages à l'étranger où un enfant juif est l'hôte d'une famille non-juive seront interdits comme des visites analogues en Israël par des non-juifs.
29)

Précisons que Kahane a été soutenu par la haute hiérarchie religieuse israélienne comme l'ancien grand rabbin ashkénaze Shlomo Goren. Celui-ci s'était déclaré contre la loi anti-raciste, pourtant très formelle, parce qu'elle visait à supprimer la démarcation entre les non-juifs et les juifs. Il s’opposait aussi, comme l'actuel grand rabbin ashkénaze, à la rencontre entre des jeunes juifs et des jeunes non-juifs 30).

2) Le soi-disant État palestinien serait un État islamique pratiquant la discrimination contre les femmes et les non-musulmans qui y vivent. Le projet de constitution palestinienne est un indicateur qui ne trompe pas à cet égard 31). Le droit musulman aurait le dernier mot, notamment en matière de droit de famille et de droit successoral. La liberté religieuse serait bannie. Les réfugiés palestiniens, principaux perdants, pourraient fomenter alors une guerre civile, assassiner leurs dirigeants et continuer leurs attentats contre l'État d'Israël. Pour y mettre fin, Israël réoccuperait le territoire de l'État palestinien, et on sera de retour à la case de départ. Face à la force écrasante d'Israël, il ne serait pas exclu que les réfugiés palestiniens recourent à des armes non conventionnelles, faciles à produire et à dissimuler et susceptibles de semer le désarroi dans les rangs ennemis. Le monde assisterait alors à l'extermination mutuelle des Palestiniens et des juifs. Ce serait la victoire posthume d’Hitler. La Palestine serait alors un territoire inhabité comme l'île Gruinard, au large de l'Écosse, utilisée comme lieu d'expérimentation d'armes biologiques par les anglais pendant la deuxième guerre mondiale 32). Ceci risque d'ailleurs d'arriver dans la situation conflictuelle actuelle avec le désespoir dans lequel sont poussés les Palestiniens 33).

VI. Création d'un État démocratique

Face aux conséquences tragiques auxquelles conduirait inéluctablement la solution des deux États et le maintien de la situation actuelle, la seule solution possible reste la création d'un seul État en Palestine/Israël. Un État que nous pouvons appeler Canaan, le nom biblique d'origine de ce pays, à moins que la population ne choisisse un autre nom.

Cette solution est de plus en plus avancée par des milieux tant Israéliens que Palestiniens 34). Un argument sentimental de taille plaide pour cette solution: les juifs comme les Palestiniens considèrent tous Israël/Palestine comme leur patrie. Diviser le pays signifie priver les juifs et les Palestiniens d’une partie de leur pays chéri. Tous deux se sentiraient frustrés. En maintenant le pays uni, chacun pourrait vivre et voyager où bon lui semble, sans frontières. Il aurait le sentiment que tout le pays est son pays.

Il y a ensuite l'argument économique. Les Israéliens ont toujours eu recours aux travailleurs palestiniens depuis 1967. Quand ils ont essayé de punir les Palestiniens en leur refusant le droit de travailler en Israël, ils ont été obligés d’aller chercher des travailleurs en Asie et en Europe de l’Est. Même aujourd’hui, Sharon utilise des travailleurs palestiniens pour construire son mur. D’autre part, les Palestiniens ont peu de possibilités économiques dans les zones surpeuplées de Cisjordanie et de Gaza, surtout après la destruction de leur infrastructure économique par Israël, la confiscation d’une grande partie de leurs terres et l’arrachage de milliers d'arbres fruitiers. La misère a toujours été un terreau fertile pour l’extrémisme. Vous ne pouvez pas dormir en paix lorsque votre voisin hurle de faim, surtout si vous êtes en train de dormir dans sa maison et sur sa terre. Une politique économique équitable dans la région serait un moyen propice pour la paix dans la région.

Jusqu'à maintenant aucun cadre juridique n'a été tracé pour un tel État, si l'on excepte les principes établis par l'Association pour un seul État démocratique en Palestine/Israël 35). Or, pour qu'une telle solution soit acceptée par les deux principales parties antagonistes, à savoir les juifs et les musulmans, et appuyée par les autres minorités qui y vivent, à savoir les chrétiens, les druzes, les samaritains et les laïcs, il faut un cadre juridique garantissant le respect des droits de l'homme, la sécurité et la prospérité.

En ce qui concerne la principale violation des droits de l'homme en Palestine/Israël, à savoir l'expulsion des Palestiniens de leurs terres et la destruction de leurs localités et de leurs biens, l'État en question devrait permettre le retour et l'octroi de la nationalité à tous les réfugiés palestiniens qui le souhaitent. Une solution équitable devrait être adoptée pour les personnes vivant sur les terres et dans les maisons des réfugiés palestiniens et pour celles vivant dans les colonies créées après 1967 36). Tous les prisonniers politiques et prisonniers de guerre devraient être libérés. Des commissions de réconciliation devraient être créées afin de soigner et indemniser les victimes des deux côtés. Un fonds national devrait être créé à cette fin. Les citoyens du nouvel État auraient le droit de choisir librement le lieu de leur résidence à l’intérieur des frontières de cet État, et celui de s’installer sur leur propre propriété. Une loi respectant le principe de non-discrimination devrait réglementer la citoyenneté et l’immigration.

Les juifs craignent que la création d'un seul État ne conduise à une majorité mathématique musulmane et l'application de normes discriminatoires à leur égard. Cette même crainte est d'ailleurs partagée par les autres communautés. Les musulmans et les autres minorités craignent aussi la discrimination pratiquée par un État à majorité juive, comme c'est le cas maintenant en Israël. Pour dissiper cette crainte de part et d'autre, il faudrait que la religion cesse d'être un critère de discrimination et de privilèges. Ce qui signifie que l'État doit être laïc. Ceci implique forcément l'abolition de toutes les lois communautaires en matière de statut personnel et l'adoption d'une seule loi applicable à tous, rejetant toute discrimination sur la base de la religion et du sexe. Dans un tel État, l'appartenance religieuse importerait peu, et les personnes seraient jugées sur la base de leur compétence. Le système laïc permettrait les mariages mixtes dans tous les sens et l'intégration progressive des différentes communautés. Le lien de sang ainsi créé serait un garant pour le maintien de l'unité du pays. Il faudrait créer un registre civil et instaurer le mariage civil obligatoire avec la possibilité d’une cérémonie religieuse après celui-ci.

Il faudrait à cet égard éviter la création d'une confédération de deux entités politiques. De telles entités risquent fort de maintenir les lois et les tribunaux religieux discriminatoires actuels existants en Israël et dans les Territoires occupés. Il faudrait aussi écarter le système à la libanaise qui est loin de respecter la liberté religieuse et provoque des frictions entre les différentes communautés.

L'État devrait avoir un parlement et un gouvernement unifiés et démocratiquement élus. Les partis politiques devraient respecter le principe de non-discrimination dans leurs programmes et à l’égard des membres. L'État devrait avoir une armée unifiée et une force de police unifiée. Les citoyens décident d’une constitution démocratique unifiée respectant le principe de non-discrimination, du nom du pays, de son hymne et de son drapeau.

L'État devrait respecter le droit à la vie et à l’intégrité physique, ce qui implique, entre autres, l'abolition de la peine de mort et de la circoncision masculine et féminine. L'État devrait aussi respecter le droit à la liberté de religion, y compris le droit de changer de religion.

L'État devrait établir un système éducatif intégrant tous ses citoyens. Ceci implique la création d’écoles primaires, secondaires et supérieures publiques et unifiées et de programmes respectant le principe de non-discrimination, avec la possibilité de créer des écoles privées à condition qu’elles respectent le principe de non-discrimination. L’arabe et l’hébreu seraient les langues nationales officielles. Les principes pour la solution pacifique des conflits doivent être promus. L'État devrait créer un système social et économique basé sur l’égalité des droits, intégrant tous ses citoyens et respectant le principe de non-discrimination.

L'État devrait prendre des mesures d'intégration dans le but de contribuer à la réconciliation entre les différentes communautés. Ces mesures incluraient la création de cimetières publics unifiés, où chacun pourrait être enterré, avec la possibilité de cérémonies religieuses privées, et l’ouverture des cimetières religieux actuels à toute personne, quelle que soit sa religion, conformément au principe de non-discrimination. Cette mesure est inspirée par la Constitution suisse de 1874 qui avait pour tâche de réconcilier les catholiques et les protestants.

En ce qui concerne les rapports de cet État avec les États voisins, on pourrait envisager ultérieurement la formation d'une fédération ou une confédération à condition que lesdits États respectent strictement les principes mentionnés ci-dessus. Il faut éviter à tout prix les confédérations de "chameaux boiteux".

La solution d'un seul État aurait pour avantage de respecter pleinement les droits de l'homme, d'éliminer la discrimination sur la base de la religion ou du sexe et de réduire le fanatisme dans la région. Il pourrait servir de modèle aux pays voisins. Les principes susmentionnés visent un changement en profondeur de la société, et non seulement une solution politique superficielle.

VII. En guise de conclusion

Dans un discours prononcé le 5 mai 1991 devant la Knesset israélienne, le violoniste Yehudi Menuhin disait:

Ceux qui vivent par le glaive périront par le glaive, et terreur et peur provoquent terreur et peur. La haine et le mépris sont fatalement contagieux.... Un fait est sûrement abondamment clair, à savoir que cette façon dévastatrice de gouverner par la peur, par le mépris de la dignité fondamentale de la vie, cette asphyxie continue d'un peuple dépendant devraient être les dernières méthodes adoptées par ceux qui, eux-mêmes, connaissent trop bien l'horrible signification, la souffrance inoubliable d'une telle existence... Cela n'est pas digne de mon grand peuple, les Juifs 37).

Dans une interview, le Père Elias Chacour, originaire de Biram, un des villages détruits par Israël, dit:

Nous sommes des citoyens de seconde zone, oui, s'il y a des zones. Je crois en fait qu'il n'y a qu'une zone en Israël, la zone de citoyenneté juive. Il y a ensuite la non-zone, la marge, où les non-juifs sont tolérés, mais ne sont pas acceptés, car ils ne trouvent pas la solution pour s'en débarrasser. Heureusement, il y a des juifs, très peu, - mais ils existent- qui protestent contre cette ségrégation. Et je crains que d'ici très peu de temps, si Israël ne change pas fondamentalement de politique, ne se convertit pas, c-à-d. ne change pas de direction politique, je crois qu'il n'y aura qu'une seule option pour survivre ici, c'est l'option militaire. Cela ne peut faire de racines ici, car la Palestine, depuis avant Abraham, depuis Melchisédech, n'a jamais accepté un conquérant qui n'essaye pas de faire de racines. Ils ne sont pas en train de faire des racines. Ils sont en train de planter la haine dans le coeur des Palestiniens. Il faut que cela change, s'ils veulent vivre et survivre avec une certaine qualité de vie humaine au Proche-Orient 38).

La Déclaration universelle des droits de l'homme affirme dans le préambule:

Il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Cette affirmation des auteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme confirme la parole du prophète-poète Isaïe qui, il y a 2700 ans, disait: "La paix sera le fruit de la justice" (Isaïe 32:17).

Si véritablement Israël cherche la paix au Proche-Orient, il doit se conformer à ce principe de la justice au lieu de s'entêter dans sa politique contraire aux droits de l'homme. Il doit à cet effet permettre aux réfugiés palestiniens de revenir chez eux et traiter les Palestiniens sur un pied d'égalité avec les juifs. Pourquoi le fait d'être chrétien ou musulman fait du Palestinien un candidat aux camps de réfugiés, aux prisons, à la torture, à la déportation ou à la mort? Pourquoi?

Le jour où le chrétien, le musulman et le juif seront considérés par Israël et ses alliés comme des êtres humains égaux et traités sur un pied d'égalité, ce jour-là sera le premier jour de paix au Proche-Orient. Il est grand temps d'arrêter de construire des murs et de commencer à ériger des ponts pour une juste paix selon l'esprit d'Isaïe.

Sami Aldeeb

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1) Chrétien arabe d'origine palestinienne et de nationalité suisse. Licencié et docteur en droit de l'Université de Fribourg (Suisse) et diplômé en sciences politiques de l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève. Responsable du droit arabe et musulman à l'Institut suisse de droit comparé, Lausanne. Auteur de nombreux ouvrages et articles (voir la liste dans: http://go.to/samipage). Il est le président de l'Association pour un seul État démocratique en Palestine/Israël http://www.one-democratic-state.org

2) Voir cet accord dans: http://www.mideastweb.org/geneva1.htm

3) Ben-Gurion: Zionistische Aussenpolitik, Berlin, 1937, p. 28, cité dans V. Waltz & J. Zschiesche: Die Erde habt Ihr uns genommen, Berlin, 1986, p. 30.

4) Le Comité de Transfert a recommandé le refus catégorique du retour des réfugiés palestiniens dans leurs villages, mais seulement dans les villes où ils ne devraient pas excéder 15% de la population juive. Ceci si Israël était pressé à accepter le retour des réfugiés (Tom Segev: 1949, the first Israelis, The Free Press, Macmillan, New York & London, 1986, p. 30).

5) Sur l'exode des Palestiniens voir Amnon Kapeliouk: Nouvelles précisions sur l'exode des Palestiniens à la lumière des archives officielles de l'Etat juif, dans Le Monde diplomatique, déc. 1986, p. 18-19.

6) Israel Shahak: Le racisme de l'Etat d'Israël, Guy Authier éditeur, Paris, 1975, p. 152.

7) Christophe Uehlinger: Localités palestiniennes détruites après 1948, liste documentée, 2ème édition, Association pour reconstruire Emmaüs, Ch-1025 St-Sulpice. Voir la liste dans: http://w1.858.telia.com/~u85819409/altinfo/list%20localities.htm

8) Uri Davis: Israel an apartheid State, Zed books, London & New Jersey, 1987, p. 17-18. Les habitants arabes de Haïfa ont été contraints de se replier dans un ghetto laissant leurs maisons et leurs terres à des juifs (Tom Segev, op. cit., p. 52-56).

9) Law of return, Laws of the State of Israel, vol. 4, p. 28-29.

10) Law of return (amendment no 2), Laws of the State of Israel, vol. 24, p. 28.

11) Nationality law, Laws of the State of Israel, vol. 6, p. 50-52.

12) Nationality (amendment no 3) law, Laws of the State of Israel, vol. 25, p. 117.

13) Claude Klein: Le caractère juif de l'Etat d'Israël, Edition Cujas, Paris 1977, p. 97.

14) Nations Unies: The right of return of the Palestinian people, St/SG/SER. F/2, New York, 1978.

15) Tom Segev, op. cit., p. 61-63.

16) Prevention of infiltration law, Laws of the State of Israel, vol. 8, p. 133-137.

17) CICP (Genève), information no 39, 27 janvier 1992, p. 8

18) Voir http://www.abnaa-elbalad.org/muhajareen.htm

19) Une Association pour reconstruire Emmaüs a été fondée en Suisse. Une brochure sur ce village intitulée Reconstruire Emmaüs, symbole de paix et de justice, en français, en anglais et en allemand, peut être obtenue à mon adresse: Ochettaz 17, CH-1025 St-Sulpice. Voir les photos de la destruction d'Emmaüs dans: http://www.lpj.org/Nonviolence/Sami/Album.html

20) Davar, 29 septembre 1967, cité par Uri Davis, op. cit., p. 5.

21) Tom Segev, op. cit., p. 30.

22) Journal de Genève et Le Monde, 25 février 1988.

23) Jerusalem (Tunis), no 38, juin 1988, p. 32.

24) http://www.palestinemonitor.org/focus/focus12.htm

25) Yedioot Ahronot, 24 janvier 2002 et 5 avril 2002.

26) Voir les pages 48-50 du rapport http://www.sikkuy.org.il/report/Sikkuy%20Report%202002.doc

27) Return (London), no 2, mars 1990, p. 33. Voir aussi http://www.moledet.org.il/english/transfer.html .

28) International Herald Tribune, 31 octobre 2003: http://www.iht.com/ihtsearch.php?id=115858&owner=(IHT)&date=20031031121947

29) La Liberté (Fribourg), 31 oct./1er nov. 1985; MEI, 22 nov. 1985, p. 15. Voir une comparaison entre le projet de Kahane et les lois raciales de Hitler dans: http://www.davidmargolis.com/article.php?id=14

30) Jerusalem Post, 24 mars 1986, p. 3.

31) Voir mon commentaire dans: http://www.lpj.org/Nonviolence/Sami/articles/eng-articles/PalConst.htm. L'article 5 de ce projet dit que l'Islam est la "religion palestinienne officielle" (Islam is the official Palestinian religion). L'article 6 ajoute que "les principes du droit musulman constituent une source principale de la législation" (The principles of Islamic Shari’a are a major source for legislation).

32) Voir sur cette île: http://news.bbc.co.uk/1/hi/scotland/1457035.stm

33) Des informations circulent sur le danger de l'utilisation d'armes biologiques par les Palestiniens. Voir: http://216.26.163.62/2002/me_palestinians_04_09.html; http://www.ict.org.il/articles/articledet.cfm?articleid=376; http://www.freedomdomain.com/Templemount/8_14a.html; http://mailman.io.com/pipermail/freemanlist/2003-February/000115.html. Signalons ici qu'Israël possède déjà des armes chimiques, biologiques et atomiques. Voir: http://www.bsos.umd.edu/pgsd/people/staffpubs/Avner-CBWart.pdf; http://www.nti.org/e_research/e1_israel_bwabstracts.html; http://www.strategypage.com/messageboards/messages/22-13.asp; http://www.ceip.org/files/nonprolif/templates/article.asp?NewsID=2669; http://www.indexonline.org/news/20030301_103_sammonds.shtml; http://communication.ucsd.edu/911/massdestruction.html

34) Voir les articles dans: http://www.one-democratic-state.org/articles/index.html et http://www.one-state.org/articles/

35) Voir les statuts de cette association dans différentes langues dans: http://www.one-democratic-state.org/Bylaws/index.html

36) Signalons ici qu'une bonne partie des terres palestiniennes est restée inoccupée, souvent couverte par des forêts pour effacer les traces des villages détruits, comme ce fut le cas des trois villages de la région de Latroun, d'Ikrit et de Biram au Nord d'Israël. Le retour des réfugiés palestiniens dans ces terres ne posera donc pas de problèmes majeurs.

37) Les médias israéliens ont passé complètement sous silence ce discours. Seul le journal palestinien Al-Fajr a transgressé la règle occulte du silence en le publiant le 20 mai 1991. Nous le citons ici d'après la revue Une Terre deux peuples, juin 1991, p. 2-3. Voir aussi la version française dans: http://www.decennie.org/article.php?sid=194. Version anglaise dans: Washington Report on Middle East affairs, July 1991: Address given by violinist Sir Yehudi Menuhin to the Knesset upon receiving Israel's highest honor for his accomplishments as a musician, May 5, 1991: http://www.washington-report.org/backissues/0791/9107039a.htm

38) Interview accordée à l'Agence de Presse Internationale Catholique, mai 1988.